Lasse de son actuel mode de vie, une jeune femme décide de tout quitter. Elle fait alors des rencontres qui l'amèneront vers de nouveaux plaisirs, mais aussi au seuil du fantastique.
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Nous sommes en 1964. Martin Bishop a 18 ans. Son père récemment décédé lui a donné une solide éducation, lui a transmis de hautes valeurs morales, et laissé en héritage une ferme en faillite que la banque vient de saisir.
Martin trouve un emploi dans les Territoires du Nord-Ouest sur un chantier de construction d’une voie ferrée. Le travail paye bien, mais le contremaître est un tyran et la tâche énorme : il faut construire 52 milles de voie en 52 jours. Sur ce chantier d’où il est impossible de s’évader, la corruption est partout. Les travailleurs, tous un peu voleurs, idiots et démunis, n’osent pas se plaindre de leurs conditions. Tous sauf Martin, brebis égarée parmi les loups. Qu’arrivera-t-il des valeurs morales que lui a transmis son père lorsqu’il sera victime de représailles ?
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Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitch et les miettes de pain qui se logent à la commissure d ses lèvres quand elle mange bruyamment.
Au-delà des irritantes surfaces, il y aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour / haine qui l'obsède chaque jour de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique - découvertes artistiques, ouverture à l'amitié, ostracisme, sexe - rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.
Au terme d'épreuves décisives et d'épisodes tragiques, Hubert retrouvera sa mère sur la berge écumeuse du Fleuve Saint-Laurent, là où il a grandi. Dans les caquètements des oies sauvages, sous le crépuscule rouge, un moment de paix surgira, comme venu du passé, et un meurtre sera perpétré : celui de l'enfance.
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